Recherche Google
  RUBRIQUES :
 abrégé de Pté.Intellectuelle Accueil
 abrégé de Pté.Intellectuelle Actualités
 abrégé de Pté.Intellectuelle Adresses utiles
 abrégé de Pté.Intellectuelle Abrégé de Pté.Intellectuelle
 Appelation d'origine Antériorités sur Internet
 Appelation d'origine ANVAR
 Appelation d'origine Appellations d'origine
 Audit Propriété Intellectuelle Audit propriété intellectuelle
 Les auteurs Auteurs (les)
 Les auteurs Avis documentaire
 
 Biotechnologies Bases de données
 Biotechnologies Bibliographie(index)
 Biotechnologies Biotechnologies
 Brevet Brevet d'invention (le)
 Brevet Brevet (le) et l'argent
 Brevet communautaire Brevet communautaire
 Brevet européen Brevet européen
 Brevets Ensemble Monde Brevets Ensemble du Monde
 Brevets Européens japonais usa Brevets EP-JP-US
 Brevets étrangers Brevets étrangers
 Brevets Français européens Brevets FR-EP
 Brevets Français européens Brevets de medicaments
 Brevets et normes Brevets et normes
 Brevet ou secret Brevet ou secret ?
 
 Classific. Internat. brevets Classific. Internat. brevets
 Classific. Internat. marques Classific. Internat.marques
 Code de la Propriété intellectuelle Code de la P.I.
 Code de la Propriété intellectuelle Compétence tribunaux

 Code de la Propriété intellectuelle Codes pays à 2 lettres

 Concurrence déloyale Concurrence déloyale
 Contrat de licence Contrat de licence
 Contrefaçon Contrefaçon
 Contrefaçon Contrefaçon, sanctions
 Convention de Paris Convention de Paris
 Convention de Paris Copie privée
 Coût des brevets Coût des brevets
 Critères activité inventive Créations de salariés
 Topogragraphie des semi-conducteurs Critères d'activité inventive

 

 Derwent & Inpadoc Derwent & Inpadoc
 Dessins et modèles Dessins et modèles
 Droits conférés par brevet Droits conférés par brevet
 Droits d'auteurs Droits d'auteurs
 Droit de l'Internet Droit de l'Internet
 Droit de l'Internet Droit de la photographie
 
 Epuisement du droit Enveloppe Soleau
 Epuisement du droit Epuisement du droit
 Epuisement du droit Espionnage Industriel
 esp@cenet esp@cenet
 Espèces végétales Espèces végétales
 Evaluation du brevet Evaluation du brevet
 Examen et délivrance Examen et délivrance-1
  Examen et délivrance-2
 
 Fascicules de brevets Fascicules de brevets
 Fiscalité de la Propriété intellectuelle Fiscalité des brevets.
 Fraude informatique Fraude informatique
 
 Glossaire alphabétique Génériques (médicaments)  
 Hall & Héroult Héroult paul
 Hall & Héroult Hall & Héroult

 Hall & Héroult I.E.E.P.I.

 Index des rubriques Index des rubriques
 Institut Internaional. Brevets Institut Internaional Brevets
 Institutions Européennes Institutions Européennes
 Intelligence éeconomiques Intellectual Property Law
 Intelligence éeconomiques Intelligence économique
 Internet et le droit. Internet et le droit.
 Introduction à la Propriété intellectuelle Introduction à la P.I.
 Inventions et découvertes Inventions et découvertes
 Inventions de salariés Inventions de salariés
  
 Liberté d'exploitation Liberté d'exploitation
 Licence (contrat) Licence (contrat)
 Lire un brevet Lire un brevet
 Les Logiciels Logiciels (les)
 
 Classification des Marques Marques (classification)
 Les marques Marques (les)
 
 Obtentions végétales Obtentions végétales
 Obtentions végétales O.E.C.D.
 L'Opposition Oppositions
 O.M.C. O.M.C.  
  Conventions Internationnales P.C.T. Patent Coop.Treaty.
  Conventions Internationnales P.L.T.Patent Law Treaty.
  Conventions Internationnales P.I.& Conv.Internat.
 droits antérieurs PPA et droits antérieurs
 Présomption validité Présomption validité
 Progexpi et ses auteurs Progexpi et ses auteurs
 Propriété Littéraire et artistique Prop.Littéraire et artistique
 Propriété Commerciale Propriété Commerciale
 Propriété Industrielle Propriété Industrielle
 Propriété Industrielle Protection du savoir-faire
 
 Que peut-on breveter ? Que peut-on breveter ?
 
 Rechercher un brevet Rechercher un brevet
 Rédiger & déposer un brevet Rédiger & déposer un brevet
 Glossaire alphabétique Répertoire alphabétique

 Revendications Revendications

 
 Sanctions de la contrefaçon Sanctions de la contrefaçon
 Savoir-faire Savoir-faire
 Sigles & abréviations Sigles et codes pays
 Signes distinctifs Signes distinctifs
 SPAMs SPAMs
 Statistiques brevets Statistiques brevets
 Statistiques brevets Statistiques de fréquentation
 Brevets, Stratégie d'entreprise Stratégie de l'entreprise
 Sûreté industrielle Sûreté industrielle
 Topogragraphie des semi-conducteursSystèmes multinationaux

 

 Topogragraphie des semi-conducteurs Topogra.semi-conducteurs
 Topogragraphie des semi-conducteurs Transfert de techniques
 Topogragraphie des semi-conducteurs Tribunaux compétents
 
 Veille technologique URL Sites Internet
 
 Veille technologique Veille technologique
 

  BIBLIOGRAPHIE

 Biotechnologies Biotechnologies

  Contrefaçon,droits antér.
  Droit concurrence
  Economie,Europe,Fiscal.
  Exercice droits de P.I.
  Généralités P.I.

  Index bibliographie

  Marques,modèles,auteurs
  Multimedia, Internet
  Protection innovations
  Protection savoir-faire
  Stratégie,Sûreté Veille
 
  DIVERS
 Adresses Internet, URL Adresses Internet, URL
 Adresss utiles Adresss utiles
 Sigles principaux Sigles principaux
 
 NOS ÉDITIONS
 Liste des éditions Liste des ouvrages

 

 EN SAVOIR PLUS :
 Retour aux  revendications Retour aux revendications
 L'aluminium & ses alliages L'aluminium & ses alliages
 Le titane haute-pureté Le titane haute-pureté
 
Remi Pascaud Consultant
29 - Les revendications
page prec.page suiv.

Les frontières qui délimitent le brevet

Les revendications qui terminent le texte du brevet ne doivent pas être confondues avec le résumé ou l'abrégé. Leur rôle est complètement différent. L'abrégé ("abstract" en anglais) se limite vraiment à ce qu'il est, rien de plus. Il n'a pas de valeur juridique, et l'I.N.P.I. peut, de sa propre initiative, le modifier. C'est un simple "panorama" de l'invention. Mais il a tout de même une utilité sur le plan documentaire, surtout s'il est accompagné d'un "dessin d'abrégé", ce qui peut faciliter les recherches quand on feuillette rapidement les "B.O.P.I." (1) ou qu'on les fait défiler sur l'écran de l'ordinateur. La revendication c'est tout autre chose : c'est la frontière qui délimite le "territoire", le "domaine technique" que l'inventeur a voulu s'approprier légalement pendant une durée qui pourra atteindre vingt ans si tout se passe bien.

La loi française du 5 juillet 1844, ne prévoyait pas la présence de revendications dans la demande de brevet, et elle interdisait même toute formule finale du genre "je revendique...etc". La portée du brevet était définie par l'ensemble texte + résumé final + dessins éventuels, d'où un flou certain sur l'étendue exacte du domaine technique approprié par le breveté, compliquant la tâche des juges en cas de litige.

En application de la Convention de STRASBOURG (2) du 27 novembre 1963, la loi française du 2 janvier 1968 a introduit l'obligation de définir, dans au moins une revendication, la portée exacte du brevet.

La structure des revendications a été codifiée de façon à peu près identique dans la plupart des pays, à l'exception des États-Unis, qui gardent certaines particularités. (Jepson claims, Markush claims, etc.)

REVENDICATIONS et CATÉGORIES d'INVENTIONS

Sauf si la nature particulière de l'invention s'y oppose une revendication doit comporter un PRÉAMBULE et une CARACTÉRISTIQUE, séparées par les mots CARACTÉRISÉ PAR.. ou CARACTÉRISÉ EN CE QUE...

Le PRÉAMBULE doit être fondé sur l'art antérieur ou " ÉTAT de la TECHNIQUE " le plus proche de l'invention que l'on revendique

La CARACTÉRISTIQUE doit énoncer de façon claire et concise les différents éléments qui, EN COMBINAISON AVEC LE PRÉAMBULE, constituent l'invention.

STRUCTURE des REVENDICATIONS : La première revendication, ou "revendication principale" doit être complète et autonome. Les revendications suivantes, s'il y a lieu, peuvent comporter des précisions ou des modes particuliers de réalisation de l'invention. Dans ce cas, on les qualifie de "revendication(s) dépendante(s)" , et on les rattache à la principale selon la formule : (par exemple) : 2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que ..etc. Dans le cas de revendications multiples, il y a lieu de bien vérifier le rattachement de chacune d'elles, (séquentiellement ou en cascade) ce qui peut, dans certains cas, nuire à la clarté. (Voir les deux exemples en fin de rubrique).

La plupart des inventions peuvent se revendiquer en termes de produit, de dispositif, de procédé ou d'application. Voir : produit et procédé.

Une même demande peut comporter des revendications de procédé, de produit ou dispositif et d'application du produit ou du dispositif.

Une revendication de PRODUIT doit, de préférence, être rédigée en termes STRUCTURELS et STATIQUES, c'est-à-dire qu'elle doit énoncer ses différents composants ou éléments. (mécaniques, chimiques, électriques ...), et la manière dont ils sont interconnectés, (structure), sa FONCTION (effet thérapeutique pour un médicament), ses PROPRIÉTÉS.

Un DISPOSITIF peut aussi être revendiqué par la structure et la fonction des MOYENS qui le constituent et coopèrent entre eux.

Une revendication de PROCÉDÉ doit, en général, être rédigée en termes FONCTIONNELS et DYNAMIQUES, c'est-à-dire qu'elle doit décrire les différentes étapes concrètes du procédé et les conditions opératoires donc les "actions concrètes" que l'on effectue à chaque stade. Mais elle peut aussi se formuler par les MOYENS mis en oeuvre à chaque stade (les "means for" des brevets américains).

L'APPLICATION peut souvent être revendiquée en termes de PROCÉDÉ. C'est une simple question de formulation.

L'INTERPRÉTATION des REVENDICATIONS :

Chaque fois que se pose un problème d'exercice du droit du brevet, on est amené à "interpréter" les revendications, c'est-à-dire à en délimiter la portée par rapport à l'art antérieur et surtout par rapport à d'autres brevets avec lesquels il existe un risque d'interférence.

Dans un premier temps on vérifie que les revendications sont bien SUPPORTÉES par la DESCRIPTION, et éventuellement par les DESSINS, c'est-à-dire que leur portée ne va pas au-delà du contenu de la description, et, en outre, s'il y a une ambiguïté dans leur rédaction, on se réfère à la description pour la lever. Puis on s'efforce de tracer les limites de l'invention revendiquée, par rapport à l'art antérieur.

La doctrine américaine penche vers une INTERPRÉTATION ÉTROITE, limitée aux paramètres revendiqués (composition d'un alliage, conditions de température et de pression pour un procédé, structure d'un dispositif etc.), sans toutefois exclure les équivalents stricts que suggère la description.

Les ÉQUIVALENTS

La doctrine européenne s'inspire de la THÉORIE des ÉQUIVALENTS (3) , selon laquelle une revendication protège le domaine dont la frontière est tracée de façon précise, plus une zone environnante, de contours quelque peu flous, qui correspond à des moyens "équivalents" à ceux de l'invention proprement dite.

On considère qu'un MOYEN est ÉQUIVALENT à un autre s'il remplit la MêME FONCTION et procure le MêME RÉSULTAT. Ex: l'argon est "équivalent" à l'hélium pour créer une atmosphère inerte. (seul le prix diffère...)

Toutefois, devant les Tribunaux, l'étendue de la "nébuleuse" des équivalents n'est pas considérée comme identique selon que le Juge cherche à déterminer s'il y a contrefaçon d'un brevet A par un brevet B, ou à établir la validité du brevet A par rapport à l'antériorité constituée par le brevet B.

ANNEXE :

1er EXEMPLE de REVENDICATION (avec DESSINS).

cliquez sur l'image pour l'agrandir
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


N.B. : Cette demande de brevet comporte 12 revendications de même nature ("boitier...destiné à recevoir des produits cosmétiques", etc.) et 8 dessins principaux plus quelques détails de certains dessins.

2iéme EXEMPLE (sans dessin)

1°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse et, en particulier de ferromanganèse, caractérisé en ce que l'on injecte dans ledit alliage liquide, placé dans un réacteur, une quantité de dioxyde de carbone au moins égale à 0,5 fois et, de préférence 0,7 fois, la quantité stoechiométrique permettant d'oxyder le silicium selon la réaction : Si + 2CO2 -> SiO2 + 2CO

2°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 1, caractérisé en ce que la quantité de CO2 injectée est comprise entre 1 et 3 fois la quantité stoechiométrique.

3°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 1, caractérisé en ce que l'on introduit dans le réacteur pendant l'injection de CO2 une substance basique pour scorifier la silice formée par oxydation du silicium.

4°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 3, caractérisé en ce que la substance basique est de l'oxyde de calcium en quantité telle que l'on obtienne dans la scorie finale un rapport CaO/SiO2 compris entre 0,8 et 2,5.

5°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 3, caractérisé en ce que la substance basique est au moins en partie de la dolomie crue ou calcinée.

6°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 3, caractérisé en ce que la substance basique est du carbonate de calcium, dont la composition chimique dans le réacteur fournit au moins une partie de la chaux et du CO2 nécessaire à la désiliciation.

7°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon revendication 3, caractérisé en ce que la substance basique introduite sous forme pulvérulente, est entraînée dans le courant de dioxyde de carbone.

8°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on introduit dans le réacteur un composé oxydé de manganèse dans une proportion comprise entre 3 et 15 % en poids de l'alliage à désilicier.

9°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'on introduit dans le réacteur du ferromanganèse, en morceaux ou en poudre, dans une proportion comprise entre 0,5 et 10 % en poids de l'alliage à désilicier.

10°/ - Procédé de désiliciation d'alliages de manganèse selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'action du dioxyde de carbone est complétée par au moins un gaz d'appoint choisi parmi l'air, l'oxygène, l'azote, l'argon, la vapeur d'eau.

ALT

N.B. Un développement plus important est proposé dans la rubrique "Retour sur les revendications", En savoir plus" (htm68)..

ALT

(1) B.O.P.I. : Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle. Ce bulletin diffuse chaque semaine la liste des abrégés des demandes de brevets (accompagnés du dessin d'abrégé s'il y a lieu), qui viennent d'être publiés, en principe au terme du dix-huitième mois après le dépôt de la demande. Le BOPI comporte bon nombre d'informations intéressantes. Il en existe un équivalent pour la publication des marques.

(2) Convention de STRASBOURG : Cette convention prévoyait une unification de certains éléments du droit des brevets dans les États d'Europe occidentale. Elle a été ratifiée par onze États. En fait, c'est l'entrée en vigueur de la Convention de MUNICH sur le brevet européen qui a obligé les États membres, qui ne l'avaient pas encore fait, à harmoniser leur lois nationales.

(3) Équivalents : la doctrine (ou théorie...) des équivalents a été formulée par le juriste allemand KOHLER dès 1900 et reprise par le hollandais VANDERHAEGEN en 1918. L'interprétation stricte des revendications que pratiquaient à cette époque l'Office Allemand des Brevets et les tribunaux se révélait de moins en moins acceptable, car elle permettait, par une modification mineure d'un procédé ou d'un produit, de ne pas tomber sous le coup d'un brevet. La prise en compte des équivalents assure une plus grande sécurité aux titulaires d'un brevet. Elle est devenue une règle quasi-universelle, même dans les pays anglo-saxons, malgré certaines réticences dont il faut tenir compte.


© Progexpi 2007 - C.F. PASCAUD    J.-L. PIOTRAUT