Il y a pluralité de numéro lorsque l'Office des Brevets attribue un premier numéro à la demande de brevet ( ce numéro incluant en général les deux derniers digits de l'année en cours), par exemple FR 97.12345 pour une demande française déposée en 1997, puis un second numéro (séquentiel) lorsque le brevet est délivré par exemple FR 2 741 123 pour un brevet français délivré. Parfois une lettre (A,B, C...) complète le numéro pour distinguer les publications successives avant, puis après examen et parfois après une éventuelle opposition. EP-B-741 123 est un brevet européen publié après examen. Voir : Présentation des fascicules Dans les analyses statistiques, on prendra soin de distinguer le nombre de demandes de brevets et le nombre de brevets délivrés. Entre les deux, il y a les "pertes" dues à des causes dont les principales sont :
Le total de ces motifs d'abandon peut représenter jusqu'à 50 % (par exemple pour les brevets européens) et même 80 % (pour les brevets japonais). En outre, il faut savoir qu'une même invention peut donner lieu à un seul brevet dans son pays d'origine ou à des extension dans un ou plusieurs pays étrangers, par les systèmes dits "multinationaux". Dans certain domaines, le nombre d'extension par approcher de la centaine (produits pharmaceutiques par exemple). Sur l'ensemble du Monde, on estime que chaque invention donne lieu à "plusieurs" brevets; c'est-à-dire le brevet de base et un certain nombre d'extensions étrangères. Dans le milieu des années '90, on estimait que globalement chaque brevet de base faisait l'objet de 5 à 8 extensions dans des pays étrangers. En 2002, ce coefficient d'extension était d'environ 11 à 12, et en 2004, il serait de l'ordre de 14 à 15 (il suffit de voir l'emballement, si l'on peut dire, des demandes PCT). Tout cela montre qu'il faut faire preuve de discernement quand on analyse les statistiques et que l'on cherche à les utiliser pour bâtir une politique de propriété industrielle.
En ce qui concerne la durée de vie des brevets : dans les divers pays, la loi fixe la durée légale entre 7 et 20 ans, à condition, bien entendu, que le titulaire paie les annuités dans les délais prescrits. Une durée de vie de vingt ans à partir de la date de dépôt tend à devenir le standard dans les pays industrialisés. L'expérience montre que c'est aux environs de la septième année que le titulaire d'un brevet décide de l'abandonner s'il n'y a aucun espoir de le valoriser, ou de le conserver si le retour d'investissement est suffisant. A titre d'information, on estime qu'actuellement que plus de 50 % des brevets US sont maintenus au moins 12 ans, alors qu'ils ne sont maintenus que 10 ans pour les brevets Européens et 18 ans pour les brevets japonais. (voir la rubrique : Brevets et stratégie d'entreprise).
Brevets
Français et Européens.
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